Archive pour novembre 2009

Marc Lépine : quand Radio-Canada s’en mêle

 

Le week-end dernier, j’ai été très désagréablement surpris de découvrir que Radio-Canada venait de consacrer des reportages exclusifs à un site web faisant l’apologie de… Marc Lépine. Oui, Marc Lépine, le sinistre auteur du massacre de Polytechnique le 6 décembre 1989 !

Un individu a créé un site web en hommage à Marc Lépine, site au discours haineux qui renferme des menaces de violence, nous apprend Radio-Canada. Ah bon ? A-t-on appelé la police ? Mais où est la nouvelle ? Et où est l’exclusivité ? Ce site web sur Marc Lépine existe depuis un bout de temps, j’étais déjà tombé dessus. Des sites web aux propos extrémistes, il en existe une quantitié innombrable. Sur le Web, toutes sortes d’extrémistes s’agitent : des néo-nazis, des racistes, des homophobes, des poseurs de bombes, des amateurs de théories du complot, etc. Lorsque les médias en parlent, c’est généralement pour déplorer l’existence de ce genre de contenu, ah dans quel monde débile vivons-nous, etc.

Mais là, on ne rigole plus : un site web faisant l’apologie de Marc Lépine a eu droit à des reportages de Radio-Canada, rien de moins ! Au secours ! Lire la suite de ce billet »

Hommes et femmes honnêtes recherchés

 

La semaine dernière, l’Indice relatif de bonheur (IRB), qui se présente comme un observatoire social indépendant mesurant le bonheur (hé oui, tout se mesure de nos jours…), a publié les résultats d’une étude sur les relations hommes-femmes. On y apprend notamment que la vaste majorité des Québécois (70 %) considèrent les relations hommes-femmes comme n’étant pas faciles, 53 % affirmant qu’elle «demandent de l’effort et de la bonne volonté» et 17 % qu’elles sont carrément «difficiles et compliquées».

Petite lueur d’espoir : plus d’un quart des personnes sondées (27 %) considèrent cependant que les relations hommes-femmes sont «faciles et coulent de source». Lire la suite de ce billet »

Le Salon de la drague

 

Le Salon du livre de Montréal se termine aujourd’hui (snif). Je l’ai longuement fréquenté ce week-end, pendant des heures et des heures, jusqu’à l’épuisement (t… que j’avais mal aux jambes !). Formidable occasion de discuter avec quantité de gens intrigués par Les Québécois ne veulent plus draguer, de revoir une foule d’amis, de connaissances, et de bavarder un instant avec des écrivains que j’admire.

Vendredi dernier, au Salon, je me suis procuré Le paradoxe amoureux de Pascal Bruckner (Grasset), essai sur les exigences contradictoires des amoureux d’aujourd’hui : vivre à la fois la passion et la stabilité, la fusion et la liberté, etc. Ce n’est pas la première fois que Bruckner s’intéresse aux relations hommes-femmes. En 1977, il a cosigné Le nouveau désordre amoureux, un livre qui a eu un gros impact à l’époque (et qui m’a fortement impressionné).

J’ai immédiatement plongé dans Le paradoxe amoureux. Au deuxième chapitre, Bruckner consacre quelques pages à la rectitude politique et à la lutte au harcèlement sexuel en Amérique du Nord, codes et règlements qui finissent par étouffer la drague, notamment dans les universités (Bruckner sait de quoi il parle, il a enseigné aux États-Unis dans les années 1980 et 1990). À la page 65, il mentionne le Québec : «Une de mes étudiantes de Science-Po, jolie Québécoise d’origine japonaise, nous disait en public sa déception des hommes nord-américains, paralysés dans leur élan par le sexuellement correct. Elle passait ses vacances en Italie afin d’être ouvertement sollicitée par les garçons, assez confiante en elle pour éconduire les gêneurs.»

Hé misère… Lire la suite de ce billet »

Un vendredi soir rue Crescent

 

Voici une petite anecdote, souvenir personnel de (non) drague à la québécoise.

À la fin du mois d’août dernier, un vendredi soir, une amie et moi avons rendez-vous rue Crescent, au centre-ville de Montréal. Pas que nous soyons si friandes des bars qui peuplent cette artère achalandée, mais nous voulons suivre à la trace un chef cuisinier que nous apprécions particulièrement et qui avait alors changé de restaurant.

L’établissement en question se trouve au-dessus d’un bar bien connu de la métropole, ouvert il y a quelques années sous l’impulsion d’un célèbre coureur québécois de Formule 1, Jacques Villeneuve pour ne pas le nommer. Lire la suite de ce billet »

Quelques trouvailles (2)

 

Pour se mettre dans l’ambiance du Salon du livre de Montréal, qui ouvrira ses portes demain, voici mes premières impressions sur deux nouveautés littéraires québécoises. Deux livres qui approfondissent des thématiques exploitées dans Les Québécois ne veulent plus draguer : la pornographie et la postmodernité.

De la porno à huit ans
Martin Bisaillon et Isabelle Maher, journalistes au Journal de Montréal, viennent de lancer un petit bouquin aussi succinct que percutant sur l’hypersexualisation des jeunes, Buffet à volonté sur le Web. Enquête sur les ravages du XXX chez nos enfants (Les Intouchables). Les auteurs démontrent, statistiques et témoignages à l’appui, que la consommation de porno débute à un âge toujours plus précoce — parfois dès huit ans ! —, peut devenir une pratique compulsive et provoquer d’énormes problèmes tant sur le plan physique que psychologique. Lire la suite de ce billet »

Au Salon du livre de Montréal

 

Cette semaine, c’est le Salon du livre de Montréal — du mercredi 18 au lundi 23 novembre. Je fréquenterai régulièrement le Salon, les mercredi-jeudi-vendredi soirs et une partie du week-end du 21-22.

Mes séances de dédicaces pour le livre Les Québécois ne veulent plus draguer, au kiosque des Éditions de l’Homme (no 146) :

  • le jeudi 19 novembre de 18h30 à 20h30 ;
  • le samedi 21 de 16h à 18h ;
  • et le dimanche 22 de 10h à midi.

Au plaisir de faire votre connaissance ou de vous revoir au Salon !

À propos des auteurs
Jean-Sébastien MarsanJean-Sébastien Marsan
Longtemps, j'ai été pétrifié de frayeur à l’idée d’approcher une créature du sexe opposé. Mes premières tentatives furent au mieux très compliquées, au pire lamentables. Je ne savais comment m’y prendre. Pour une raison bien simple: personne ne me l’avait appris. ›››

Emmanuelle GrilEmmanuelle Gril
Ce fut tout un choc quand j’ai atterri dans la Belle province, il y a plus de 20 ans. Le climat rigoureux, certes, mais pas seulement. L’attitude des hommes aussi, qui se tiennent cois et muets devant la gente féminine. Pas le moindre sifflet appréciateur, pas la plus petite œillade… Ciel, mais que s’est-il donc passé ?, me disais-je à l’époque.
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À propos du blogue
Les Québécois ne veulent plus draguer...et encore moins séduireCe blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est original.
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