Archive pour octobre 2009
Chérie, ôte tes raquettes
Connaissez-vous le film Chérie, ôte tes raquettes ? Ce court métrage d’animation de l’Office national du film du Canada (ONF) raconte une tentative de séduction tellement… si… indescriptible.
La bagnole ou le refus de prendre le temps de vivre
Pour compléter mon billet de lundi dernier sur la banlieue, je ne peux résister à l’envie de vous confier tout le mal que je pense de la sacro-sainte voiture.
Je déteste les bagnoles. Je déteste les bagnoles. Encore une fois : je déteste les bagnoles ! Et je vais vous dire pourquoi. Lire la suite de ce billet »
Le désert de la banlieue
Il est de bon ton de se moquer des banlieusards, de les dépeindre en individus grotesques, conformistes, abrutis par la consommation, etc. (il suffit de revoir Elvis Gratton ou n’importe quel épisode du dessin animé The Simpsons). Par opposition, les habitants des grandes villes seraient si dynamiques, sophistiqués, «branchés»…
Cette critique est superficielle et pleine de clichés. Il est si facile de rire des banlieusards (en oubliant que la moitié de la population du Québec vit en périphérie des villes). Il est plus ardu de critiquer les structures de la banlieue et leur impact socio-affectif… C’est ce que je vais tenter aujourd’hui.
(À tous ceux qui ont élu domicile en banlieue : le texte qui suit comporte des observations et des réflexions qui ne doivent pas être confondues avec des jugements de valeur. S.v.p. ne le prenez pas personnel…
) Lire la suite de ce billet »
Le coin des vrais mâles (2)
La semaine dernière, je vous parlais des capsules web Contrat d’gars, des humoristes québécois Alexandre Champagne et Jonathan Roberge. Les deux comparses annonçaient alors la sortie prochaine d’une nouvelle série de clips, Une vie de vrai gars
Voici le premier épisode de la série Une vie de vrai gars. Il est enfin question d’amour, de romantisme et de sentiments…
Vingt ans de capitalisme sauvage
Il y a 20 ans, le mur de Berlin vacillait (la date officielle de sa déconfiture est le 9 novembre 1989).
J’ai découvert hier, dans le site web du journal allemand Der Spiegel, plusieurs photos qui racontent très bien (mieux qu’avec des mots) la construction et la chute du mur de Berlin. Si ça vous intéresse, voyez ces formidables témoignages visuels sur la vie quotidienne en République démocratique allemande (ici et là), sur la construction du mur qui sépara Berlin pendant 28 ans, sur la première brèche dans le Rideau de fer (ce n’est pas à Berlin, mais à la frontière de la Hongrie et de l’Autriche, en août 1989, que l’Histoire a commencé à basculer) et sur les soulèvements populaires qui ont précipité la chute du Mur. Vingt ans plus tard, plusieurs n’ont pas encore digéré la disparition du communisme : d’après un sondage mené en Allemagne, plus de la moitié des anciens citoyens de l’Est sont nostalgiques de leur existence derrière le Rideau de fer…
Ces photos m’ont replongé dans mes souvenirs. Lors de la chute du mur de Berlin, je débutais mes études au cégep. Je voyais mes profs soixante-huitards, qui avaient jadis été membres du Mouvement pour un Québec socialiste ou de groupuscules trotskystes, maoïstes, etc., complètement stupéfaits par les événements qui se déroulaient en Europe centrale. Ils n’en revenaient pas.
À l’automne 1989, il y avait quelque chose de spécial dans l’air. L’Histoire connaissait l’une de ces grandes ruptures qui surgissent une ou deux fois par siècle. Avec l’écroulement de toutes ces dictatures en Europe, il y avait la promesse d’un avenir meilleur. Je me disais que les années 1990 seraient exaltantes.
Je me suis royalement trompé. Lire la suite de ce billet »
La solitude
J’entends souvent dire que le célibat est un problème de société. Je n’en suis pas convaincu… À toutes les époques et dans toutes les cultures du monde, il y a toujours eu des célibataires, qu’il s’agisse de jeunes à la recherche d’un(e) partenaire, de personnes séparées, divorcées, de veufs et de veuves, de «vieux garçons» et de «vieilles filles», ou encore de gens qui exercent des occupations où le célibat est la norme (les métiers qui nécessitent des déplacements constants, la vie en communauté religieuse, etc.).
À mon avis, le phénomène marquant des dernières décennies n’est pas le célibat, mais la forte progression d’un nouveau mode de vie : la solitude. Au Québec, de 1951 à 2001, la proportion de ménages ne comptant qu’une seule personne a bondi de 4,5 % à près de 30 %. Parallèlement, la proportion de familles de six personnes et plus a dégringolé, de près de 30 % en 1951 à seulement 1,8 % en 2001 — voyez les statistiques officielles.
La solitude est une réalité assez répandue au Québec. On voit des gens habiter fin seuls dans de grands appartements où jadis s’entassaient des familles de six, sept, huit personnes… Pour certains, c’est même un choix doublé d’une exigence perfectionniste : «Je préfère la solitude à la vie avec quelqu’un qui ne me convient pas parfaitement.» Lire la suite de ce billet »


Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.