La séduction au travail : sondage éclair

 

Chers internautes,

Jean-Sébastien et moi-même sommes invités à prononcer une petite allocution sur la séduction au travail et dans les milieux d’affaires.

Nul doute que les milieux de travail et d’affaires favorisent les occasions de rencontre amoureuse — avec tout le temps que nous y consacrons, et compte tenu de la grande quantité de gens que nous pouvons y croiser, c’est inévitable (les médias traitent fréquemment de ce sujet, le magazine spécialisé Jobboom, par exemple).

Nous aimerions savoir ce que vous pensez des milieux de travail et d’affaires comme lieux de séduction et de rencontre. Avez-vous des anecdotes à nous raconter ? Nous vous invitons à partager avec nous vos expériences, plus ou moins agréables, drôles et moins drôles, de flirt et de drague dans les milieux de travail et de business. (La semaine dernière, un lecteur nous a raconté une mésaventure très significative.)

Vous pouvez nous écrire directement à la suite de ce billet (avec la fonction «Commentaires») ou en privé à l’adresse info@ladrague.qc.ca. Vos témoignages serviront à bonifier notre petite allocution et le débat qui s’ensuivra.

Merci à l’avance !

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6 commentaires à La séduction au travail : sondage éclair

  • Tournesol dit :

    J’ai trois histoires à raconter à ce propos.

    Sans en dévoiler trop sur moi-même, disons que mon travail consiste à aider les employés de mon organisation pour certaines choses (je ne suis ni aux Ressources Humaines ni à la Rémunération!). Les autres employés sont donc mes clients.

    Parmi eux, il y a eu il y a quelques années, ma dulcinée! Une superbe et grande brune aux yeux bleux et aux jambes statuesques. Une candidate pour le rôle de Wonder Woman, quoi! Bref, quand je l’ai vue, j’étais excité comme un ado alors que mes collègues (à 90% féminines)n’en avait que pour sa voie trop rauque et carrure de cheval (elle était aussi bâtie que Michelle Obama!). Elle se montrait gentille avec moi quand je la croisais ou quand elle venait dans notre service, même quand elle n’avait pas directement affaire à moi.

    C’était toujours imprévu quand elle venait, mais je remettais toujours tout à plus tard malgré les encouragements d’autres personnes. Mal m’en prit! Je n’ai pas su profiter de son horloge biologique à temps et elle a rencontré “an amazing guy” (elle est anglophone) entre-temps, elle a quitté notre organisation et la dernière fois que je l’ai vue, son ventre était arrondi!!!

    Son nom restera à jamais dans ma tête associé à mon manque de guts! Pour ma défense: on m’a toujours tellement écoeuré à propos de ma laideur quand j’étais ado, que je ne pouvais pas croire que j’avais une chance avec cette fille de rêve! De plus, elle faisait un meilleur salaire que moi bien que nous avions tous les deux la même formation universitaire. De plus, bien que je ne savais pas être atteint du syndrome d’Asperger à l’époque, je savais que certaines de mes actions rendaient perplexes mon entourage.

    La 2e fut une collègue de travail sous contrat. Une frêle petite rousse qui ne m’attirait pas tant pour son physique, mais pour nos intérêts communs. Mais jamais je n’aurais osé l’aborder si mes collègues ne m’y avaient pas poussé (elles savaient, elles, que je l’intéressais)! J’ai sorti avec elle quelquefois. Elle a fini par quitter la ville à la fin de son contrat et quand elle est revenue plusieurs mois plus tard, j’ai essayé de reperendre, mais sans succès.

    Pour ces deux premières personnes, je dois vous dire pourquoi j’aurais dû oser ou j’ai pu oser: je ne voyais qu’occasionnelement la première, qui ne travaillait pas sur le même étage. La 2e était sous contrat donc devait finir par quitter notre service. Dans un cas comme dans l’autre, si une tension naissait entre elles et moi, cela n’aurait pas empoisonné l’atmosphère au travail (ou pas pour longtemps).

    Petite parenthèse qui mérite d’être mentionnée: ces deux demoiselles étaient des anglophones. Je ne sais trop pourquoi, j’ai toujours été attiré par l’exotisme (même “soft” comme les Canadiennes-Anglaises), mais il y a aussi mon expérience qui m’a démontré que les femmes anglophones sont moins “paranoïaques” face à d’innocents petits gestes de galanterie! J’ai deux collègues francophones qui sont devenues très agressives parce que je leur ai innocemment ouvert la porte (je ne savais pas qu’elles n’avaient plus de chums et j’ignorais aussi qu’elles ignoraient que j’ignorais qu’elles n’avaient plus de chums!). En leur présence, je changeais de corridor ou j’attendais le prochain ascenseur (en passant, y a-t-il un mot pour désigner la phobie d’être accusé de viol???).

    Je travaille dans un milieu très fémini. Une réputation d’harceleur serait fatale pour ma carrière!

    Et c’est pour cela que la 3e histoire de séduction n’a jamais abouti non plus. Cette collègue, que j’appelerai ici la “secrétaire”, avait l’habitude de me taquiner d’une curieuse de façon, assez pour qu’une amie (à l’extérieur) “décèle” qu’elle était intéressée par moi. Mais elle était plus vieille que moi et bien qu’encore sexy, elle avait une fille presqu’adulte alors que moi, j’ai l’équivalent masculin de l’horloge biologique qui me travaille… si ça existe.

    Mais il y a une raison plus importante pourquoi je n’ai JAMAIS voulu que ça commence avec elle: sa forte tendance à me lancer des phrases assassines à tue-tête devant tout le monde, genre “je suis pas ta secrétaire” ou “je suis pas ta mère” quand elle était de mauvaise humeur (elle est comme ça avec moi surtout, mais aussi avec les gars en général).

    C’est à tout les jours que je la voyais! Imaginez si la chicane avait pris! Dans mon milieu si féminin, c’est moi qui aurais eu l’air bête, c’est sûr, et l’atmosphère serait devenue intenable!

    Bon voilà. En espérant que j’aurai apporté ma petite contribution!

  • @italienne dit :

    Bonjour M. Marsan,

    Cela arrive très souvent, car nous côtoyons nos collègues et des fois, il y a tentation très alléchante de ce côté. Moi-même, j’ai fait l’expérience et ça dure encore.

  • @italienne : justement, racontez-nous votre expérience ! Nous sommes curieux.

  • @italienne dit :

    Bonjour Jean-Sebastien (si je peux vous appeller ainsi),
    J’ai rencontré un beau spécimen de gars super indépendant de nature. Il m’avait remarqué bien avant que moi-même le remarque. Nous étions des collègues et avoir des atomes crochus aidait à la cause. Hélas, je n’étais pas sur le marché de la cruise. Mais il s’est laissé attirer, car je crois qu’il voulait tenter une approche, mais comme je suis pleine d’attention, il a craqué et moi la première. Bon, épargnons les détails mais l’expérience dure car je me suis libérée depuis.
    Les hommes ne savent plus, le sexe domine beaucoup dans les relations hommes-femmes et il y a toujours un goût de voir si le jeu vaut toujours la chandelle, car désormais il y a le fait d’être blasé.
    Je peux dire que l’unique raison est des coups que cela peut apporte de facon de voir le bien de relation moins conventionnelles.

  • Jean-Sébastien Marsan dit :

    @italienne : merci d’avoir pris la peine de nous écrire.
    Et quel était le rôle du travail dans cette rencontre? Ce beau spécimen, l’auriez-vous rencontré (et dragué) ailleurs qu’au travail?

  • @italienne dit :

    Bonjour M. Marsan,

    Le lieu de travail est un endroit de prédilection dans le choix du social. Il a des chances, car il est particulièrement dans mon type d’intellect, et à la fois drôle. Étant moi-même douée pour le rire, j’étais une proie facile. Nous avions des attraits communs, je suis plus agée mais je parais jeune.
    Il est toujours aussi intriguant, encore.

À propos des auteurs
Jean-Sébastien MarsanJean-Sébastien Marsan
Longtemps, j'ai été pétrifié de frayeur à l’idée d’approcher une créature du sexe opposé. Mes premières tentatives furent au mieux très compliquées, au pire lamentables. Je ne savais comment m’y prendre. Pour une raison bien simple: personne ne me l’avait appris. ›››

Emmanuelle GrilEmmanuelle Gril
Ce fut tout un choc quand j’ai atterri dans la Belle province, il y a plus de 20 ans. Le climat rigoureux, certes, mais pas seulement. L’attitude des hommes aussi, qui se tiennent cois et muets devant la gente féminine. Pas le moindre sifflet appréciateur, pas la plus petite œillade… Ciel, mais que s’est-il donc passé ?, me disais-je à l’époque.
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