Marie-France Archibald, coach séduction
Nous entreprenons aujourd’hui la publication d’une série de billets consacrés à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre Les Québécois ne veulent plus draguer… Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans l’élaboration d’un nouvel ordre amoureux.
Aujourd’hui : Marie-France Archibald, coach séduction.

En 2004, à Montréal, Marie-France Archibald a démarré un service de coaching personnalisé et des ateliers individuels pour célibataires, CoachSéduction. Depuis 2008, elle a élargi sa pratique à des ateliers de groupe mixtes. Voulant répondre à sa demande croissante de clients, elle offre maintenant des ateliers semi-privés mixtes.
Il ne s’agit pas d’une agence de rencontres ou d’un cabinet de psy, mais bien de coaching : cours en relations humaines et en communication, structure d’accompagnement qui permette au client de se remettre en question, de se prendre en main et de passer à l’action. «Avec mes années d’expérience, je me rends bien à l’évidence qu’une large partie de la population a grand besoin d’aide, écrit Marie-France Archibald dans son site web. C’est pourquoi un des buts de CoachSéduction est de donner des outils aux gens pour qu’ils se sentent mieux, qu’il soient plus heureux, pour ensuite mieux vivre à deux.»
Nous avons rencontré Marie-France Archibald en mai 2008. Voici quelques extraits inédits de cette entrevue.
Question : On dit souvent eu les Québécois sont timides en matière de drague, qu’ils manquent d’assurance. Est-ce que c’est vrai ? Ou est-ce un cliché ?
Réponse : Je pense que ça correspond à une réalité. Sinon, CoachSéduction n’existerait pas !
La femme a changé, elle a pris sa place dans la société. En matière de séduction, il y a une certaine indépendance des femmes. Les hommes me disent souvent : «Je ne sais plus quoi faire, les femmes ont l’air tellement indépendantes.» Il y a sûrement un lien avec l’autonomie financière : les professionnelles, les cadres, etc., théoriquement, je dis bien théoriquement, n’ont pas besoin d’un homme. Théoriquement, ça veut dire monétairement. Quand je compare la génération de ma mère avec les jeunes d’aujourd’hui, on voit bien qu’une femme a les moyens de vivre seule si elle laisse son chum ou son mari. Ou alors elle attend, elle n’est pas pressée financièrement de vivre avec un homme.
Dans mon travail, je vois que les hommes sont affectés. Les hommes qui veulent s’engager dans une relation avec une femme, et qui ne sont pas nés avec des capacités de séduction, ils trouvent ça dur, ils me disent : «On dirait que les femmes ne sont pas ouvertes à la séduction, elles m’envoient promener si je leur fais un compliment.» J’ai connu des clients qui avaient des capacités de séduction dans la vingtaine, puis ils ont été casés en couple pendant six, sept, neuf ou dix ans. Ils redeviennent célibataires dans la trentaine ou la quarantaine et là, ils trouvent ça dur.
Q. : Sommes-nous aux prises avec une crise de la rencontre ?
R. : Oui. Officiellement, selon les chiffres, il y a au moins 30 % de célibataires si on enlève les couples qui n’habitent pas ensemble. C’est énorme. On assiste à une crise de la rencontre, et c’est la faute des deux sexes.
La tendance générale, c’est que les gars ne foncent pas assez. Des fois, ils n’approchent pas les femmes juste parce qu’ils ont entendu des histoires négatives racontées par leurs amis. Et aussi parce qu’ils se disent : «Les femmes sont libérées ; alors si elles sont intéressées, qu’elles viennent me voir.» Mais ils ont peur, c’est clair.
Q. : Dans un Québec idéal, comment se déroulerait la drague ?
R. : D’abord, que les femmes acceptent que les hommes viennent vers elles (à moins qu’un gars ait une approche vraiment non appropriée). Et que les hommes reprennent leur rôle de chasseurs, entre guillemets. Leurs peurs sont imaginaires. Ils ne savent pas comment les femmes vont réagir tant qu’ils n’ont rien essayé.
- Pour en savoir plus : le blogue de CoachSéduction

Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.
Il faudrait parler davantage de la question du statut socio-économique. Il est bien que nous ayons accès à du “coaching”, mais le célibat prolongé semble toucher majoritairement des gens moins fortunés. Le fait souligné de l’indépendance financière récemment acquise par de nombreuses femmes a accentué le nombre d’hommes célibataires, de conditions égales ou inférieures. Ça serait à revoir.
Bonjour, je me nomme Michel,
Je suis un homme de 42 ans, j’ai jamais eu de blonde, jamais eu de SEXE. J’ai pris un rendez-vous pour m’inscrire dans une agence de rencontre mais cela coûte trop cher pour mes moyens: 1500$ et pas sûr de faire une rencontre. J’ai essayé sur internet, mais il y a beaucoups de femmes avec un surplus de poids, cheveux cours je me demande parfois si c’est un homme, etc.
Je pense qu’aujoud’hui en 2010 il faut être vedette comme ex: Annie Villeneuve et Guillaume Latendresse.
J’amerais avoir une Blonde comme ex: Annie… Je crois que c’est une loterie aujourd’hui de 6/49 pour sortir avec une blonde comme que j’aime. Quand je trippe sur la fille, la fille trippe pas sur moi, c’est toujours comme ca. Dans les bars je trippe pour une fille, mais il y a au moins 20 autres hommes avec moi. Que dois-je faire? Payer pour une femme (agence d’escorte), attendre de gagner un montant d’argent?