Archive pour septembre 2009

Le secret du succès de la pornographie

 

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi la pornographie a tant de succès depuis quelques décennies ? Voici la réponse.

En 1977, deux jeunes écrivains français alors peu connus, Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut, ont lancé un essai qui a fait beaucoup de bruit, Le nouveau désordre amoureux (Éditions du Seuil). J’ai découvert ce livre 30 ans après sa sortie, en 2007. Le chapitre sur la porno, «Pornograal ou la république des testicules», m’avait épaté : enfin, on m’expliquait pourquoi et comment pornographie est si populaire, et sans prêchi-prêcha. nouveaudesordre

Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut ont rédigé Le nouveau désordre amoureux au moment où la pornographie, industrie en expansion, commençait vraiment à influencer les moeurs. Ils ont donc décrit les fondements de la société actuelle, où la porno est si banalisée.

Je vous résume leur propos.

D’abord, un peu de contexte. Les premiers films porno hard core apparaissent en 1969. Dans les années 1970, les audaces de l’industrie de la pornographie font scandale. Or la pornographie est indifférente à tous les discours et à toutes les critiques qui lui pleuvent dessus, qu’ils viennent de l’Église (qui déplore la promotion de valeurs amorales au possible), des féministes (qui dénoncent l’exploitation sexuelle des femmes), des esthètes cultivés (notamment des critiques de cinéma et de littérature, qui ne supportent pas la vulgarité et l’aspect super racoleur des productions porno), des nostalgiques de l’interdit (qui soulignent que ce qui était excitant avant l’avènement de la pornographie grand public est désormais banal, commun). Et la censure de la pornographie ne sert à rien, elle ne fait qu’exciter davantage l’intérêt du public. Lire la suite de ce billet »

Les sites web de rencontre et les sites pornos se ressemblent

 

Je poursuis ma réflexion sur la pornographie amorcée hier

À mes yeux, les sites web de rencontre et les sites web pornos se ressemblent sous certains aspects. Trois aspects, en fait.

L’internaute qui explore un site de rencontre est d’abord frappé par l’abondance, l’incroyable quantité de célibataires disponibles. Enthousiaste, il clique ici, il clique là, il clique partout… jusqu’à ressentir une sensation de vertige : il y a tellement de célibataires intéressants, par qui commencer, où s’arrêter ? Même phénomène sur un site porno : il y a tant de photos et de vidéos, tant de scènes de sexe qui attirent le voyeur… La surabondance excite, puis provoque un malaise. Sur le Web, il y a trop de corps et de coeurs à prendre. Lire la suite de ce billet »

Souvenir pornographique

Playboy, août 1983

 

Je n’ai pas oublié mon premier contact avec la pornographie, au début des années 1980. J’avais 12 ou 13 ans. La scène s’est déroulée chez un ami, en l’absence de ses parents. Un magazine cochon traînait dans le salon (probablement un oubli de la part des parents), périodique soft du genre Playboy. Un choc. Oui, je le dis sans exagérer : mon ami et moi, nous étions soufflés.

La publication sur papier glacé était illustrée de photos de femmes nues de la tête aux pieds, la poitrine et le pubis dénudés, ou encore les fesses à l’air, dans diverses mises en scène (sur la plage, sur le pont d’un yacht, sur des draps de satin rouge, etc.). Stupéfaction : la nudité intégrale !

Avec mon ami, conversations gênées sur les diverses caractéristiques et fonctions du corps de la femme, spéculations à n’en plus finir, questions sans réponses. Nous étions envahis par un mélange de curiosité et de culpabilité, d’excitation et d’angoisse. Il faut dire que l’éducation sexuelle de l’époque ne nous avait pas appris grand-chose (le premier véritable programme d’éducation sexuelle, dans les écoles primaires et secondaires du Québec, a été implanté un peu plus tard, en 1985). Lire la suite de ce billet »

Blogues : morceaux choisis

 

Beaucoup de blogueurs commentent le livre Les Québécois ne veulent plus draguer. Voici quatre billets particulièrement réussis.

Un certain Phil, dans le Blogaphil, résume bien l’état des relations hommes-femmes au Québec. Il prend beaucoup de libertés avec l’orthographe, mais il s’exprime d’une manière assez originale.

Un auteur qui se cache derrière le pseudonyme de Moukmouk, dans le blogue Moukmouk de Pohénégamouk, écrit : «je ne drague pas, je tombe en amour et encore plus souvent je tombe sur le trottoir parce que la fille est déjà partie».

La journaliste indépendante et blogueuse Marie-Julie Gagnon avoue, dans son blogue Taxi-brousse : «J’ai fini par “démissionner” des Québécois.»

Et le joyeux délire sur la drague dans Le blogue du collectif des écureuils.

Sylvain d’Auteuil, directeur général du Réseau Hommes Québec

Voici le cinquième billet d’une série consacrée à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre Les Québécois ne veulent plus draguer… Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans l’élaboration d’un nouvel ordre amoureux.
Sylvain D'Auteuil
Aujourd’hui : Sylvain d’Auteuil, auteur et directeur général du Réseau Hommes Québec.

Journaliste indépendant de métier, Sylvain d’Auteuil a signé en 2005 un roman décapant sur la drague au Québec, Brad Pitt ou mourir (Les Intouchables). Cette autofiction l’a incité à s’intéresser de plus près à la condition masculine. Il est aujourd’hui directeur général du Réseau Hommes Québec.

Jean-Sébastien Marsan a interviewé Sylvain d’Auteuil en mai 2008. Ils ont discuté de ce que les gars appellent communément «Les Vraies Affaires»… Extraits inédits. Lire la suite de ce billet »

Où sont les modèles masculins ? (4)

Au Québec, le manque d’initiative des hommes en matière de séduction et de drague s’explique peut-être par une pénurie de modèles masculins de réussite.

Je me suis amusé à faire un exercice : quels Québécois illustres peuvent apparaître comme des modèles, voire des héros pour les hommes ? Et quels sont ceux qui pourraient inspirer les séducteurs hétéros ? (Je me suis inspiré de l’essai du journaliste montréalais Mathieu-Robert Sauvé, Échecs et mâles. Les modèles masculins au Québec, du marquis de Montcalm à Jacques Parizeau, Les Éditions des Intouchables, 2005.)

Pour terminer cette série, voici un bref portrait de l’univers artistique. Lire la suite de ce billet »

À propos des auteurs
Jean-Sébastien MarsanJean-Sébastien Marsan
Longtemps, j'ai été pétrifié de frayeur à l’idée d’approcher une créature du sexe opposé. Mes premières tentatives furent au mieux très compliquées, au pire lamentables. Je ne savais comment m’y prendre. Pour une raison bien simple: personne ne me l’avait appris. >>>

Emmanuelle GrilEmmanuelle Gril
Ce fut tout un choc quand j’ai atterri dans la Belle province, il y a plus de 20 ans. Le climat rigoureux, certes, mais pas seulement. L’attitude des hommes aussi, qui se tiennent cois et muets devant la gente féminine. Pas le moindre sifflet appréciateur, pas la plus petite œillade… Ciel, mais que s’est-il donc passé ?, me disais-je à l’époque.
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À propos du blogue
Les Québécois ne veulent plus draguer...et encore moins séduireCe blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est original.
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