Nous vivons dans un monde de paradoxes

 

J’ai souvent l’impression que les Québécois, sur le plan de la séduction et de l’amour, veulent le beurre et l’argent du beurre.

Par exemple, ils aspirent au Grand Amour et à la Liberté, deux notions qui s’opposent comme l’eau et le feu. Ils valorisent le couple, mais refusent de s’engager. Ils rêvent d’amour, mais ne font aucun effort pour concrétiser ce rêve.

Vous voulez d’autres exemples ?

  • Nous jouissons d’une grande liberté dans le choix de nos partenaires (de sexe ou de vie…), mais la surabondance de choix provoque de l’embarras, de la gêne.
  • Il n’y a jamais eu autant de possibilités de rencontre (par le travail, les voyages, les loisirs, Internet, etc.), mais nous n’avons jamais eu tant de difficultés à nous rencontrer.
  • Le célibat est aujourd’hui un mode de vie « branché», mais nous persistons à croire qu’il n’est pas «normal» de rester seul(e) trop longtemps.
  • Des célibataires qui ne sortaient pas souvent il y a quelques années ne sortent plus du tout aujourd’hui, car ils utilisent beaucoup… les sites web de rencontre !

Et tant d’autres contradictions…

Et si la condition humaine, dans le Québec du XXIe siècle, consistait à tenter de réconcilier des extrêmes ?

Les gens les plus heureux sont peut-être ceux qui ont appris à apprivoiser ces paradoxes…

Qu’en pensez-vous ?

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Un commentaire à Nous vivons dans un monde de paradoxes

  • Mina dit :

    Je ne suis pas d’accord: le grand Amour et la liberté ne s’opposent pas. Il est possible d’avoir un grand Amour et de faire malgré tout ce qu’on a envie, y compris voyager seul ou avec d’autres, avoir d’autres relations et d’autres intérêts que son grand Amour. Une liberté qui respecte la liberté et les désirs de l’autre. On peut même avoir un grand Amour et vivre d’autres passions amoureuses, intellectuelles etc. Il me semble.

À propos des auteurs
Jean-Sébastien MarsanJean-Sébastien Marsan
Longtemps, j'ai été pétrifié de frayeur à l’idée d’approcher une créature du sexe opposé. Mes premières tentatives furent au mieux très compliquées, au pire lamentables. Je ne savais comment m’y prendre. Pour une raison bien simple: personne ne me l’avait appris. ›››

Emmanuelle GrilEmmanuelle Gril
Ce fut tout un choc quand j’ai atterri dans la Belle province, il y a plus de 20 ans. Le climat rigoureux, certes, mais pas seulement. L’attitude des hommes aussi, qui se tiennent cois et muets devant la gente féminine. Pas le moindre sifflet appréciateur, pas la plus petite œillade… Ciel, mais que s’est-il donc passé ?, me disais-je à l’époque.
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Les Québécois ne veulent plus draguer...et encore moins séduireCe blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est original.
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