Nous vivons dans un monde de paradoxes
J’ai souvent l’impression que les Québécois, sur le plan de la séduction et de l’amour, veulent le beurre et l’argent du beurre.
Par exemple, ils aspirent au Grand Amour et à la Liberté, deux notions qui s’opposent comme l’eau et le feu. Ils valorisent le couple, mais refusent de s’engager. Ils rêvent d’amour, mais ne font aucun effort pour concrétiser ce rêve.
Vous voulez d’autres exemples ?
- Nous jouissons d’une grande liberté dans le choix de nos partenaires (de sexe ou de vie…), mais la surabondance de choix provoque de l’embarras, de la gêne.
- Il n’y a jamais eu autant de possibilités de rencontre (par le travail, les voyages, les loisirs, Internet, etc.), mais nous n’avons jamais eu tant de difficultés à nous rencontrer.
- Le célibat est aujourd’hui un mode de vie « branché», mais nous persistons à croire qu’il n’est pas «normal» de rester seul(e) trop longtemps.
- Des célibataires qui ne sortaient pas souvent il y a quelques années ne sortent plus du tout aujourd’hui, car ils utilisent beaucoup… les sites web de rencontre !
Et tant d’autres contradictions…
Et si la condition humaine, dans le Québec du XXIe siècle, consistait à tenter de réconcilier des extrêmes ?
Les gens les plus heureux sont peut-être ceux qui ont appris à apprivoiser ces paradoxes…
Qu’en pensez-vous ?

Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.
Je ne suis pas d’accord: le grand Amour et la liberté ne s’opposent pas. Il est possible d’avoir un grand Amour et de faire malgré tout ce qu’on a envie, y compris voyager seul ou avec d’autres, avoir d’autres relations et d’autres intérêts que son grand Amour. Une liberté qui respecte la liberté et les désirs de l’autre. On peut même avoir un grand Amour et vivre d’autres passions amoureuses, intellectuelles etc. Il me semble.