Les grandes chaleurs
Messieurs, oseriez-vous draguer une veuve pendant l’enterrement de son mari, peu après l’incinération du corps ? Une veuve 2,6 fois plus âgée que vous ?
Cette scène de drague extrême, je l’ai vue hier soir. Au cinéma. Il s’agit d’une des situations les plus exaltantes du film Les grandes chaleurs, réalisé par l’actrice québécoise Sophie Lorain (à l’affiche depuis le 7 août).
Sur le plan esthétique, Les grandes chaleurs est une oeuvre très moyenne. Le rythme est trop télévisuel pour le grand écran, la musique est aussi inutile qu’insupportable, presque tous les personnages secondaires sont caricaturaux… Tout l’intérêt du film est concentré dans les deux personnages principaux. Dans la formidable volonté d’un jeune délinquant âgé d’à peine 20 ans de conquérir le coeur de son ex-travailleuse sociale, 52 ans, qui vient tout juste d’enterrer un mari qu’elle n’aimait pas (et qui la trompait à tour de bras). Dans les réactions de la jeune veuve, confrontée à des situations inattendues.
Le sans-gêne et la détermination du jeune homme font plaisir à voir. D’abord séduite, la cinquantenaire se met à résister, tente de préserver sa réputation et sauver les apparences. Elle finit par s’abandonner complètement à l’amour, à la folie, à l’irrationnel.
Des scènes de drague comme celles des Grandes chaleurs, j’aimerais bien en voir plus souvent. Au cinéma comme dans la rue…

Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.
Ah ben oui… inversez les rôles et voila les féministes les bras dans les air à dénoncer ce vieux cochon de 52 ans qui manipule une pôvre petite de 20 ans sans défense pour assouvir ses instincts… Y faut tu être hypocrite un peu.