Peur de draguer ou peur de s’engager ? (3)

 

Comme je l’expliquais dans mon précédent billet, certains hommes font tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter de s’engager. Mais quelques-uns d’entre eux profitent parfois du fait qu’ils ont déjà une relation stable dans leur vie pour draguer à qui mieux mieux (les hommes mariés, pour ne pas les nommer).

Quoi qu’il en soit, les allergiques à l’engagement peuvent déployer une créativité remarquable pour conserver toutes les portes de sortie ouvertes. Cette esquive sentimentale atteint des sommets chez certains, et je ne peux résister à l’envie de vous raconter une petite anecdote.

L’une de mes connaissances a rencontré un célibataire qui, de prime abord, semblait très bien, mais qui dans les faits la maintenait dans un état de disette affective permanente. Jugez plutôt : l’homme en question avait si peur de s’engager qu’il avait conçu un véritable «horaire» de visites. Au début, sa blonde était «autorisée» à le voir seulement le samedi et le dimanche. Quelques mois après le début de leur relation, une journée supplémentaire fut rajoutée… Aucune raison n’était invoquée pour justifier un mode de fonctionnement aussi rigide. Il disait simplement qu’il n’était pas «prêt».

Petit détail important : si la jeune femme avait d’autres obligations les jours qui lui étaient généreusement concédés par son copain, tant pis pour elle ! Elle ratait son tour et aucun remplacement n’était possible. Inutile de vous dire que cette relation a tourné court…

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2 commentaires à Peur de draguer ou peur de s’engager ? (3)

  • Mazsellan dit :

    Vous allez me trouver fatigant de revenir constamment sur le sujet mais, encore une fois, l’art de ne pas “vouloir s’engager” n’est pas que le fait des hommes. Plus fréquent oui, mais nous n’en avons pas le monopole. Le titre du blogue définit que les hommes sont dans l’incapacité de séduire mais, en ce qui concerne l’engagement, ce n’est pas aussi noir et blanc.

    Personnellement, une femme qui va toute de suite me demander mon opinion sur l’engagement, dès les premiers instants, allume une alarme qui me fait m’en méfier. Wô ! Faut-il que je signe un contrat tout de suite ? Pourquoi est-ce que nous ne pouvons pas commencer à nous fréquenter tranquillement, découvrir nos points en communs, avoir du plaisir à se voir et faire des activités pour voir si on est bien ensemble au lieu de m’achaler avec l’engagement. Ça viendra automatiquement.

    Est-ce que je veux m’engager ? Non. Est-ce que j’ai peur de m’engager ? Oui et non. Je n’ai pas peur de m’engager (pour avoir eu une relation de 16 ans), mais j’ai peur de revivre deux fois le même style de relation, de me sentir étouffé, de ne pas avoir appris, etc. Avec le bon flirt, réciproque, la bonne vitesse de séduction et sans la pression d’un « veux-tu t’engager », je sais que ça ira. Combien de blogueuses ont carrément dit sur leurs blogues que le problème de leur célibat, c’était que les hommes ne voulaient pas s’engager ? Wô.. et Wô !

    Et puis la seconde question, après l’engagement, c’est qu’elles veulent savoir si on veux des bébés : Non ! Mais avec le temps, si la relation est bonne, que tout fonctionne relativement bien, un gars peux changer d’idée.

  • Jean-Sébastien Marsan dit :

    Cher Mazsellan, vous parlez ici d’un sujet qui déborde le cadre de ce blogue (et du livre qui est à la source de ce blogue): la peur de l’engagement dans la relation de couple. Nous pourrions en parler longuement. (D’autres livres et blogues en traitent abondamment.)

    Je me bornerai, pour l’instant, à une petite réflexion: si les femmes insistent si rapidement sur l’engagement amoureux, c’est peut-être parce que les hommes, au Québec, ont la réputation d’être mous, indécis, sans projet, etc. Si les Québécoises sont souvent qualifiées de “contrôlantes”, c’est peut-être parce que la nature a horreur du vide: devant un homme chroniquement hors contrôle, il faut que quelqu’un prenne le leadership de la relation, non?

À propos des auteurs
Jean-Sébastien MarsanJean-Sébastien Marsan
Longtemps, j'ai été pétrifié de frayeur à l’idée d’approcher une créature du sexe opposé. Mes premières tentatives furent au mieux très compliquées, au pire lamentables. Je ne savais comment m’y prendre. Pour une raison bien simple: personne ne me l’avait appris. ›››

Emmanuelle GrilEmmanuelle Gril
Ce fut tout un choc quand j’ai atterri dans la Belle province, il y a plus de 20 ans. Le climat rigoureux, certes, mais pas seulement. L’attitude des hommes aussi, qui se tiennent cois et muets devant la gente féminine. Pas le moindre sifflet appréciateur, pas la plus petite œillade… Ciel, mais que s’est-il donc passé ?, me disais-je à l’époque.
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Les Québécois ne veulent plus draguer...et encore moins séduireCe blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est original.
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