Archive pour juillet 2009
La «cruise» au Québec
Comment drague-t-on au Québec ? (Quand drague il y a…) Quelques réponses dans ce sympathique micro-trottoir pour l’émission de Web-télé Le Nouveau Monde, réalisé à l’automne 2003 par Peggy Brenier et Karim Djinko.
(En visionnant cette vidéo j’ai eu le plaisir de revoir Karim, que j’ai connu au conseil d’administration de l’Association des journalistes indépendants du Québec.)
Cette sacrée peur du rejet (4)
Comme je l’expliquais dans mon précédent billet, beaucoup d’hommes ne font plus aucune tentative de séduction parce qu’ils sont littéralement paralysés par la peur que la femme convoitée les rembarre sèchement. Mais permettez-moi de vous raconter une anecdote qui fera peut-être réfléchir certains d‘entre vous.
Dans mon métier de journaliste, je réalise chaque semaine des entrevues avec de nombreuses personnes, hommes et femmes de tous âges aux occupations variées. La plupart des entretiens sont réalisés par téléphone, mais certains se font en personne. Au printemps dernier, j’ai eu l’occasion d’interviewer dans son bureau un homme assez haut placé dans la hiérarchie d’un organisme dont je tairai le nom. Cette personne, il faut le signaler, a la réputation d’être un sacré coureur de jupons et ce, malgré sa soixantaine avancée et son statut marital. À peine passais-je la porte de son bureau qu’il me demandait si j’étais mariée. La table était mise…
Ma réponse négative a littéralement déclenché (mais peut-être en aurait-il été de même avec une réponse positive…) un processus de drague frontale dans les règles, auquel j’ai réagi par des sourires crispés et des petits rires gênés. L’effet de surprise était total ; il faut dire que je n’en ai plus l’habitude. Cela ne m’était plus arrivé depuis des lustres, compte tenu du peu d’ardeur des mâles québécois dans ce domaine ! Lire la suite de ce billet »
Cette sacrée peur du rejet (3)
Presque tous les hommes que nous avons rencontré pour notre livre Les Québécois ne veulent plus draguer et encore moins séduire sont littéralement pétrifiés par la peur de se faire dire non par une femme convoitée. Un phénomène que l’on pourrait expliquer par certaines réalités sociales et culturelles typiquement québécoises.
L’une des personnes que nous avons interviewées, la coach séduction Marie-France Archibald, nous a fait observer ceci: la réaction féminine face aux tentatives d’approche des hommes est parfois si agressive que certains en demeurent marqués au fer rouge et, par conséquent, paralysés. Dans ses interventions, elle a d’ailleurs recours à la programmation neurolinguistique pour permettre à ses clients de passer outre leurs mauvaises expériences et de repartir à la conquête des femmes…
Quand on y pense, la peur du rejet sentimental éprouvée par les hommes est disproportionnée. L’animateur, humoriste et grand dragueur devant l’éternel Marc Boilard, souligne, dans son Code Boilard du vrai gars (Les Intouchables, 2002), que les Québécois ont peur d’avoir peur de draguer, et que cette crainte est démesurée. Lire la suite de ce billet »
Cette sacrée peur du rejet (2)
Tel que le souligne si justement un commentaire à notre premier billet : «Après des décennies de “Fais de l’air, gros épais”, normal que les hommes aient décidé d’en finir avec la drague et de passer à autre chose…»
Est-ce aussi la raison pour laquelle ces messieurs semblent littéralement pétrifiés par la peur de se faire dire non par une femme, comme je le mentionne dans mon billet précédent ? D’où vient cette crainte maladive du rejet ? Les recherches et entrevues réalisées pour la rédaction de notre livre nous ont permis de dégager quelques hypothèses, que voici.
• Lorsqu’on regarde en arrière, à une époque pas si lointaine, les hommes devaient souvent s’absenter pour de longues périodes de travail aux champs, en forêt, en usine. Des lieux de dur labeur et de silence… Les femmes, en revanche, ont conservé la mainmise sur la sphère privée, sur le couple et la famille, cellules de base de la société, espaces de communication et de parole. Lire la suite de ce billet »
Cette sacrée peur du rejet…
Qu’est-ce qui paralyse davantage un homme que le refus de la femme convoitée ? La peur du rejet elle-même ! Se faire dire non est une chose, et on comprend que le dragueur soit échaudé par cette réponse. Mais il y a pire encore : lorsque la seule crainte de se faire dire non tue dans l’œuf toute velléité de séduction.
Cette peur maladive du rejet semble enracinée au cœur même du mâle québécois. C’est du moins ce qui ressort de toutes les entrevues réalisées pour notre livre Les Québécois ne veulent plus draguer et encore moins séduire (publié en septembre 2009 par Les Éditions de l’Homme).
«Je ne veux pas qu’on me prenne pour un macho», disent les uns. «La drague peut-être perçue comme une agression par les femmes», mentionnent les autres. Résultat : beaucoup de Québécois n’osent même plus aborder une créature du sexe opposé. Lire la suite de ce billet »
76 ans, marié, et il drague encore !
L’ex-président de la République française Jacques Chirac, 76 ans, n’a pas perdu ses réflexes de dragueur. Cette scène cocasse s’est déroulée en juin dernier.
Ah, si Jean Charest pouvait faire de même… Ou un ancien premier ministre… Ça redonnerait confiance aux dragueurs velléitaires du Québec !

Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.