À tout prendre, les deux chats sont dans le même sac

 

Dans mon billet de ce matin sur le film québécois J’ai tué ma mère, j’ai cité deux films québécois des années 1960, À tout prendre et Le chat dans le sac. Dans une réponse à un commentaire sur mon billet, je les ai mentionnés de nouveau. Ces deux films emblématiques de la Révolution tranquille, je les ai vus et revus je ne sais combien de fois lorsque je fréquentais le cégep et l’université (je suivais des cours sur le cinéma, j’étais un cinéphile compulsif tendance fétichiste). À l’UQAM,  j’avais même rédigé une petite analyse comparative des deux oeuvres.

Dans la soirée, j’ai repensé à ce travail universitaire. Où l’avais-je foutu ? (Car je conserve tout.) J’ai fouillé dans mes archives. J’ai dû rallumer un vieil ordinateur, le secouer un peu… et j’ai retrouvé mon document Word pondu pour un cours sur le cinéma à l’UQAM, intouché depuis 1993 ou 1994 ! Je l’ai relu et, ma foi, je l’ai trouvé assez bon. J’ai entrepris de le réécrire (il y avait des coquilles, et le style était trop académique…), de le coder en HTML et de le publier dans mon site web personnel. (Vive le contenu culturel gratuit sur Internet !)

Vous vous demandez peut-être quel est le lien entre deux films des années 1960 et les relations hommes-femmes dans le Québec des années 2000. Justement, il y a un lien : les personnages masculins d’À tout prendre et du Chat dans le sac, trentenaires urbains en pleine errance existentielle, malhabiles avec les femmes, égocentriques et névrosés, incapables de s’engager, me semblent très actuels. On croirait les ancêtres des Invincibles (le sens de l’humour en moins).

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À propos des auteurs
Jean-Sébastien MarsanJean-Sébastien Marsan
Longtemps, j'ai été pétrifié de frayeur à l’idée d’approcher une créature du sexe opposé. Mes premières tentatives furent au mieux très compliquées, au pire lamentables. Je ne savais comment m’y prendre. Pour une raison bien simple: personne ne me l’avait appris. ›››

Emmanuelle GrilEmmanuelle Gril
Ce fut tout un choc quand j’ai atterri dans la Belle province, il y a plus de 20 ans. Le climat rigoureux, certes, mais pas seulement. L’attitude des hommes aussi, qui se tiennent cois et muets devant la gente féminine. Pas le moindre sifflet appréciateur, pas la plus petite œillade… Ciel, mais que s’est-il donc passé ?, me disais-je à l’époque.
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